Eutrope Dupon
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Eutrope Dupon
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Eutrope Dupon

Né aux Vallaux, commune de St Germain du Seudre, en 1823, il était le fils d'Etienne, tonnelier natif de Mortagne et de Marthe Tublier. Admis au collège de Pons comme aspirant au sacerdoce, il y fît de bonnes études, mais ne persévéra pas dans la voie où l'on tentait de le diriger. Il fût cependant reçu, à la fin de ses classes, dans le corps enseignant comme professeur de 5ème. En 1848, il fût chargé de la classe de rhétorique. Il est possible que ce soit la fréquentation journalière des ecclésiastiques qui l'ait rendu anticlérical. Il se signala bientôt dans ses cours d'histoire par son hostilité au clergé et à la papauté. On s'en émut et les remontrances qui lui furent adressées étant demeurées sans résultat, il fût renvoyé du collège de Pons en 1854.
Privé de son gagne-pain, le coeur ulcéré, Eutrope Dupon alla cultiver les quelques vignes que lu avait léguées son père ; mais ruiné par le phyloxéra, au seuil de la misère, il se lança dans la politique.
Se recommandant du parti républicain, il se fît élire maire de St Germain du Seudre en 1878, Conseiller général en 1880, mais échoua aux élections législatives en 1881 et 1885. En 1886, il fût évincé du Conseil général.
On lui proposa alors, à titre de compensation, étant donné son indigence et son zèle, une place d'inspecteur des enfants assistés dans un département éloigné, mais il refusa.
Rompant alors avec ceux qui l'avaient soutenu jusqu'alors, il adhéra au parti radical socialiste, et pour propager ses idées, fonda, avec l'imprimeur Robert, un quotidien : le Peuple, dont le premier numéro paraît le 03 février 1887. Il y prêchait la guerre contre les modérés, les cléricaux et les partis de droite.
Il revint au Conseil général en 1892 et entra à la Chambre des députés le 20 août 1893.
Sa campagne avait été faite à pied et au hasard des carrioles de passage, dans les auberges et sur les champs de foire, le verre à la main et l'insulte à la bouche. Il collait lui-même ses affiches, distribuant ses bulletins de vote, accompagné de son chien Caporal.
A la Chambre, le 'petit père Dupon' eut quelques succès car il ne manquait pas de pittoresque. Il intervint à plusieurs reprises, comme pour demander la suppression de l'impôt sur les boissons ou l'ouverture d'une école laïque à Jonzac.
Pendant qu'il vivait à Paris, l'imprimeur Robert l'évinça de son journal le Peuple. Dupon en créa un autre, le Vrai Peuple, le 01 novembre 1894, qui entra en lutte contre le premier.
Incapable de supporter la claustration de la Grande ville et les facilités de la vie qu'il n'avait jamais connues jusqu'alors, Eutrope Dupon, atteint d'un cancer à la gorge qui l'empêchait de prendre toute nourrirure solide, il lutta quelques mois encore en se rendant journellement à la Chambre et revint mourir d'inanition aux Vallaux le 08 juillet 1897. Il eut des obsèques civiles.

Eutrope Dupon (1823-1897)

Ruines enfouies

stgermainduseudre
15/08/03